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Tu peux briser mon coeur,
tu n'arriveras pas à briser mon amour
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# Posted on Friday, 25 December 2009 at 12:42 PM

Inanimation

Allongée sur le sol froid
je ne bouge pas
les larmes coulent sur mes joues
sans rien dire, je souffre
et sent le poinds de mon coeur mort
dans ma poitrine secouée par mes sanglots

Une musique triste empli le silence
je ne sais que dire, je ne sais que faire
immobile, la parole me manque
je suis détruite, corps et coeur
mon âme erre encore autour de mon pauvre cadavre immobile
dans cette pièce sombre et glacée

Malgré la chaleur de l'été
j'ai la chair de poule, mon coeur est mort
l'alcool a remplacé le sang dans mes veines
ma peau blafarde parsemée de profondes coupures
faites par une lame dirigée par ma souffrance
le chagrin me rend folle

Je suis partagée entre une profonde haine
et un amour débordant venant d'être brisé
tout en moi est étouffé, seule reste ma douleur
qui m'étreint peu à peu, telle une corde autour de mon cou
j'aimerais passer de l'autre côté
pouvoir l'oublier à tout jamais...

Même après tant de temps, tu ne cesses de hanter mes nuits
Tel un fantôme du passé, tu ne peux reposer en paix
Et pourtant, je te hais
rien n'y change, je n'oublie pas ce que tu m'as fait.

# Posted on Wednesday, 23 December 2009 at 3:29 PM

Cinema Bizarre - My Obsession

If you want me to listen whisper
I you want me to run, just walk
wrap your name in lace and leather
I can hear you don't need to talk

Let us make thousand mistakes
Cause we will never learn

You're my obsession
My fetish my religion
My confusion my confession
The one I want tonight
you're my obsession
the question and conclusion
You are you are you are
my fetish you are

You can kiss me with you torture
tie me up to golden chain
leave me begin undercover
wrong or right it's all a role place

Let us make thousang mistakes
we'll never learn

You're my obsession
my fetish my religion
my confusion my confession
the one I want tonight
you're my obsession
the question and conclusion
you are you are you are
my fetish you are

Come to me tonight

you're my obsession
my fetish my religion
You're my obsession
the question and conclusion
you are you are you are
my fetish you are
you're my obsession
the question and conclusion
you are you are you are
my fetish you are
You are...

# Posted on Friday, 18 December 2009 at 5:25 PM

Mutilation

Voilà, je vais écrire ici
ce que tant de personnes me demandent
une explication que tant de personnes attendent
une explication possible à un phénomère
qui en a tué
qui en tue
qui en tuera
et qui laisse des séquelles à vie,
tant à celui qui subit qu'à son entourage
je parle ici de l'automutilation, ou scarification, peut importe comment on l'appelle, le résultat est le même

Moi qui n'y ai que trop goûté
je pense pouvoir vous en parler, en connaisseuse
je ne dis pas tout savoir, je n'affirme pas détenir la vérité
je vous fait juste part
de ce que j'ai pu ressentir
Approuvez ou désapprouvez, c'est à vous de voir..
L'heure est venue de commencer...


1) ma propre histoire
tout a commencé quand j'avais 12 ans,
j'ai commencé à m'habiller avec des vêtements dits gothiques, suite à un pari. J'aimais ce style et y ai adhéré, sachant que j'étais déjà d'une nature fragile et "dépressive"
J'avais déjà songé à me faire du mal. Il me semble que cela remonte à l'école primaire, peut-être même à la maternelle, mais je ne suis pas sûre de mes dates.
Au début, je disais "c'est juste un style"
l'année s'est écoulée
naturellement, j'ai entendu parler des scarifications et autres souffrances volontaires, puisque le style gothique y est malheureusement assigné
Je disais "berk, jamais je ne ferais ça, c'est terrible"
J'avais dit ça, je m'en souviens parfaitement, un vendredi après midi en rentrant chez moi.
Et, le dimanche même, c'est à dire 2 jours après,
je me suis retrouvée en pleurs à cause de mon père
j'aurais voulu lui faire tout le mal du monde, le frapper, jusqu'à ce qu'il me supplie d'arrêter. J'aurais voulu tuer tout ce que j'aurais pu trouver.
Je me suis enfermée dans la salle de bain, toujours en larmes.
Mon regard a balayé la pièce, machinalement.
Sur le sol, completement brisés en morceaux parfaitement aiguisés...
un des miroirs de la salle de bain.
Sans plus penser aux conséquences,
j'ai pris un morceau pointu, le plus pointu que j'ai pu trouver
et les entailles sont apparues, une à une.
D'abord, hésitantes et peu profondes
puis, réalisant que ce geste me procurait une sensation exceptionnelle de soulagement intense et de bien être...
j'ai continué, encore, plus profondément, plus vite
Je n'avais PAS mal
du moins, pas physiquement.
Lorsque la douleur morale est trop importante,
la douleur physique s'éclipse
Et j'avais l'impression
de me venger
toute cette haine, cette envie de tuer, je la retournais contre moi même.

Jusqu'à l'été de mes 14 ans, j'ai enchainé les déprimes et me suis scarifiée, trouvant toujours de nouvelles manières de le faire ( le bout de verre, remplacé par les ciseaux, puis par le couteau, puis l'indémodable lame de rasoir... et comme ma mère voyait cela, elle cachait tout ce qui pouvait m'aider à me faire du mal. Mais j'étais plus forte. Après tout, on ne pouvait pas m'interdir d'entrer dans la cuisine, et cacher un couteau dans ma manche était d'une facilité enfantine. Le compas et l'épingle à nourrice étaient aussi appréciés en dernier recours. En bref, rien ne m'arrêtait)
Durant deux années, j'ai pleuré, pratiquement tous les soirs, j'ai pleuré, et je faisais en sorte de porter de longues manches pour que cela ne se voie pas. J'ai quelques fois réussi à déguiser les marques et "bobos accidentels" causés par un chute dans un buisson ou par un chat (les excuses classiques) .
Je faisais maintes et maintes promesses, à mes amis, à ma mère. En vain, je replongeais toujours.

J'ai finalement atteri aux urgences, à l'hôpital, après m'être mutilée sur les deux bras. De grands trais ornaient ma peau, j'avais l'impression que tout était irréel, je flottais.
Je me suis réveillée dans le lit d'hôpital, le lendemain matin, ne comprenant pas. Sentant des brûlures sur mes bras, j'ai compris. Et là, j'ai regardé mes bras, l'air hébétée, me demandant ce qui m'était passé par la tête.
Je n'ai pas pu me retenir de pleurer.
Cette semaine fut emplie de peur et de déceptions.
La peur, parce qu'on m'avait dit qu'on m'enverrait peut-être dans un hôpital psychiatrique pour adolescents.
Les déceptions, parce que je me disais que j'aurais pu ne pas être là, et parce que ma soeur ne voulait plus me voir ni m'approcher, car elle avait peur, quand elle me voyait, de toutes ces blessures.

Cette expérience à contribué à me stopper. Les médecins peuvent penser que ce sont eux, qui m'ont guérie, en plus de ce psychologue que ma mère m'oblige à voir.
Mais, c'est moi qui me suit guérie toute seule.
En voyant ce que j'avais fait, ce que j'avais frôlé, je me suis largement calmée.
Et grace à un garçon, Vincent, mon actuel petit ami, je suis devenue plus heureuse.
Les disputes avec mes parents se sont largement calmées, bien qu'elles ne soient pas totalement éradiquées, evidement.

2) la conclusion que j'ai tirée, grâce à cette longue et douloureuse "expérience"
Je ne pouvais pas me sortir du pétrin dans lequel j'étais, c'était devenu une addiction. Comme d'autres se droguent ou boivent, je me scarifiais et j'oubliais tout, pour un moment du moins.
Et cela avait le même effet que la drogue : je ne pouvais plus ni m'en passer ni m'arrêter.
Quand j'en avais envie, c'était comme si je n'étais plus moi même sur le moment. Et je me réveillais trop tard, après m'être fait mal, le regret me nouant le ventre.
Je m'en suis sortie seule, ce n'est pas en punissant, en haïssant ou en gueulant sur les gens qui font cela qu'on les aide à s'en sortir.
Quand j'ai été punie ou qu'on m'a engueulée pour ça,
je l'ai refait de plus belle
Quand mes amies m'ont lâchée pour ça,
je l'ai refait de plus belle.
J'aurais pu m'en sortir autrement, mais certainement pas avec ces trois manières qui ne faisaient que m'enfoncer davantage.

C'est ma vision des choses. A vous de juger.
Merci de m'avoir lue.
Mutilation

# Posted on Tuesday, 15 December 2009 at 1:40 PM

quand un message arrive à détruire beaucoup trop de choses

Un simple message
quelques mots écris les uns à la suite des autres
des lettres assemblées
des pixels
et tout s'est dissou
je n'ai plus confiance en lui
tout a été détruit
et j'essaye de recoller les morceaux
avec lui
mais c'est tellement dur
quelque chose manque dans ce tableau qui semblait si parfait
et la nuit je ne peux retenir mes larmes
quand je sens mon coeur qui m'avoue
qu'il ne sait pas où il en est
quand je sens mon coeur qui se déchire
parce qu'il doute
quand je sens mon coeur qui se serre
parce que je ne le vois plus comme avant
quand je sens mon coeur qui s'emballe
parce que j'ai l'impression de te perdre
les larmes roulent
et je doute
et j'ai peur
et je t'aime
et je ne sais plus quoi faire
J'attendrais
quand un message arrive à détruire beaucoup trop de choses

# Posted on Saturday, 12 December 2009 at 12:17 PM